21/07/2007

Sans remords et sans regrets

sans_regret
       La vie nous chante bien des chansons. Quelles soient familières ou non, ses mélodies arborent les couleurs de nos humeurs mêlées à celles de notre être. On les entend, on les fredonne.

Mais ce qu’elle fait de mieux la vie, c’est de chanter ce que manque à notre cœur. Je pense à ce qui est important et à ce qui l’est moins. Je pense à ce que le cœur de chacun réclame secrètement, ce dont l’inexistence rend incomplet et, peu à peu, emplit de regrets.

Parfois, cet air s’élève jusqu’à nous rendre sourd. Il étouffe notre coeur avec des « et si » à en perdre le sommeil. Certains le laissent les consumer lentement. Moi, je m’y refuse. Ce n’est pas que je l’ignore, non. Mais on ne peut simplement pas remonter le temps comme dans films et romans. Alors je fais en sorte de ne rien avoir à regretter.

Ce que je ne peux dire, je l’écris. Ce que je le peux faire, je le rêve. Ce que je ne peux changer, je l’accepte. Le moins évident est de réussir à se pardonner ses erreurs. Et je me dis que, si on ne peut changer le passé, l’avenir, lui, n’est pas écrit.

17:47 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/07/2007

J'attends

jeune fille en noirLe soleil a disparu à l’horizon, la nuit approche. Tout devient sombre et incertain. Je n’entends plus le tic tac des aiguilles de l’horloge comme si le temps se figeait dans le silence. Et là, j’attends. Il me semble ne faire que ça, encore et toujours, attendre. Quoi ? Je l’ignore.

Une nouvelle journée s’achève et une autre est sur le point de commencer, lorsque le sommeil m’aura finalement emporté. Je pourrais l’invoquer de suite mais non. Au lieu de cela, je brise le silence de mes soupirs, priant pour un lendemain différent je ne saurais dire comment.

Dans mon refuge de mots, j’étouffe mon ennui. Ma vie est pourtant bien douce mais il y demeure comme un vide, un manque ; celui de partager un regard, un sourire, un mot tendre, un baiser. Pourquoi ? Je me le demande. Ne peut-on pas vivre sans ? Peut-être, je ne sais pas. Est-ce si important ? Il faut le croire.

Quoi qu’il en soit, j’attends. Quoi ? L’âme sœur, un ami, un bonheur, rien. Qui ? Lui, un autre, quelqu’un, personne.

00:00 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/07/2007

La croisée des chemins

amérindienne aigle2

En cet après-midi pluvieux, elle est seule et erre dans la maison sans but, soupirant dans le silence. A l’étage, ses pas feutrés l’amènent jusqu’à sa chambre qu’elle observe posément. Soudain, son regard s’arrête sur une boîte juchée au sommet d’une bibliothèque. Après un court instant de réflexion, elle s’en saisit et la pose sur la table ronde afin de l’ouvrir. Elle en sort quelques feuilles de papier griffonnées accompagnées de quelques clichés et, sans cesser de les étaler devant elle, s’assoit.

Peu à peu, la boîte se vide sur la table et elle regarde tour à tour les visages de ceux dont le chemin avait croisé le sien. Beaucoup d’entre eux ne faisaient plus partie de sa vie. Leurs routes s’étaient séparées. Peut-être est-ce pour cela que sur son visage se promène cet air nostalgique au goût amer de regret. Parfois, ce fut le hasard, parfois, simplement la vie, certains chemins n’étant fait que pour se croiser.

Elle lit les petits mots sur le papier ou derrière les photos, quelques fois des poèmes même, de sa main ou d’une autre. Par-ci, un visage la fait sourire alors qu’elle plonge dans ses souvenirs. Par-là, un autre fait naître un soupir, un sentiment d’inachevé ou de sentiment inavoué. Pleins de « j’aurais du » lui viennent à l’esprit sans pour autant changer le présent. Quant à ceux qu’elle côtoyait encore, elle savait que, bientôt, elle penserait à eux de la même manière.

Sitôt, un visage s’impose à elle, puis un autre. « Non », pense-t-elle. « Non, pas lui ». Elle se saisit de quelques photos, range les autres et empoigne son téléphone. Quelques touches, une tonalité, elle attend, anxieuse. Aujourd’hui, c’est promis, le présent ne s’enfuira pas.

18:42 Écrit par Alkiragaiia dans Instants éphémères | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/07/2007

Comme le temps

Le ciel est uniformément gris, clair mais triste. Le vent agite vivement les branches des arbres, sans cesse en mouvement. Personne n’est dehors alors que la saison devrait se prêter aux balades interminables. Non, là, tout le monde reste chez soi.

Soudain, le vent s’est dissipé. Il fait de plus en plus sombre, comme quant le soleil d’hiver nous quitte, alors que nous ne sommes qu’au milieu de la journée. Quelques gouttes d’eau tombent sur la pergola, la route prend des nuances de gris foncé. Puis un rideau de pluie se dessine sur le paysage que je regarde avec lassitude.

Enfin, encore, une acalmie, un rayon de lumière et de chaleur alors que l'on a toujours froid. Il sèche les larmes du ciel prestement pour nous faire oublier sa tristesse. Le vent le chatouille pour le faire sourire. Bien vite, il se dissipe et retrouve sa mine maussade. Le ciel est à nouveau plongé dans ses sombres pensées.

Mais... Soudain, je lève ma plume, stupéfiée. Est-ce réellement le ciel que je dépeind?

 

12:30 Écrit par Alkiragaiia dans Instants éphémères | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/07/2007

Mise à jour

Copie de montagnes03

La colline au soleil couchant s'éloigne lentement.

En fait, elle est déjà loin, je ne sais plus depuis combien de temps je l'ai quitté. Le temps me joue des tours...

Nous quittons cet ailleurs pour un autre, plus sombre, plus mystérieux et peut-être plus proche de ce que l'on est, de ce que je suis. 

Je vais suivre ce chemin pour voir où il me mènera...

14:40 Écrit par Alkiragaiia dans Un petit mot | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |