26/09/2005

Larmes qui n'auraient dû être

Mes mots sonnent creux au sein d’une âme qui se noie dans la tristesse, sachant que cette tristesse ne devrait être... Je cherche à comprendre ce que je ne veux entendre... Blessée plus que je ne l’aurais pensé, je laisse les larmes couler... Elles ont déjà inondé mon visage... Ce sourire aux milles éclats n’était que présage que cela ne durerait pas... J’ignore ce qu’il s’est passé en moi mais ça fait mal ; je ne ressens plus rien que tristesse sans fin... Je couche des mots sur le papier mais tous sont aussi imparfaits les uns que les autres... Ils n’allègent pas mon cœur meurtri qui n’est ni en colère contre lui, ni clément à mon égard... Il a essayé de se faire pardonner mais ni ses caresses, ni ses baisers ni parvinrent... Le temps fera son œuvre pendant que la tristesse demeure... Il a pris conscience du mal par mon silence et mes larmes qui dansent... Je ne sais que faire, je ne sais ce qui m’habite, esclave de ces sombres pensées que je méconnais... J'attends de pouvoir écouter ce que j'ai entendu, ces mots réconfortants et même plus... J'attends que l'on puisse oublier... Impuissante, j’attends…

09:57 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

15/09/2005

Le Temps

Loin de moi-même parfois, je regarde les gens qui m’entourent. Je les voient vivre, aller au travail, faire les magasins, prendre la route, ect. Et de haut, quant on y pense sans y penser, on se croirait regarder un film en accéléré. Tous ces gens qui cherchent à faire les choses toujours plus vite, cherchant à subtiliser le Temps.

Ils se lèvent le matin en le maudissant de les arracher de leur sommeil, jamais en bénissant cette nouvelle journée offerte. Ils se couchent le soir en se sentant volés de celui qui, selon eux, leur appartenait, ce qu’ils ne sauront jamais vraiment définir.

Mais ils essayent encore d’en gagner, sans relâche, envers et contre tout, même des lois de la nature elles-mêmes. Et ils ne toucheront jamais ce prix ; ils le payeront, d’autant plus vite que le Temps finira par les rattraper et par se venger de ce qu’on a essayé de lui voler. Et ces gens, au fond d’eux-mêmes, en ont conscience. C’est pourquoi leur sourire, leur gentillesse, leur patience, leur amabilité s’envolent, ce qui fait que ce monde est à la dérive. Il n’est alors fait que de stress, de perdition et de solitude.

Il doit exister un juste milieu entre s’abandonner aux exigences du Monde et profiter de chaque minute. On l’appelle le présent, où un sourire donne tant.

09:07 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/09/2005

Une âme bohême

Croire en ce que l'on connait que de nom,
C'est vivre dans l'illusion.
Croire en ce que l'on ressent,
C'est vivre au fil du vent.

Nous n'avons de limites
Que celles de notre condition.
Nous avons de limites
Que celles que nous nous imposons.

Liberté, vérité, beauté et amour
Feront naître des instants éphémères,
Gravés en nos mémoires pour toujours
Car ils ont fait battre notre coeur.

Ils nous auront fait vivre, tout simplement.

18:52 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/09/2005

Danse et Romance

Le corps animé par le feu, le regard triste et bas, elle dansait…

C’était la première fois qu’il venait ici, dans ce restaurant-bar. Et ce fut dans cet endroit qu’il croisa son regard triste et passionné.

Le jeune homme se trouvait en la compagnie de quelques uns de ses amis. Il les avait retrouvés là le soir, pour boire un verre après leur semaine de travail. Et ce soir-là, il découvrit une jeune femme danser le flamenco. Dès qu’il posa les yeux sur elle, toute sa vie changea.

La guitare sèche commença à jouer une douce mélodie. Et, comme si elle animait la jeune femme, celle-ci ce mit à danser. La beauté de ses gestes harminieux lui vallut l'attention du spectateur. Sa robe rouge flottait tout autour d'elle, à chaque mouvement. On eut dit qu'elle ne voulait que la voir se mouvoir, sans cesse. Et son visage... Aucun sourire ne venait l'illuminer mais cela n'enlevait pas à sa beauté. Elle captiva le jeune homme au plus haut point, ne pouvant la quitter des yeux, ne pouvant percevoir son entourage. Il ne voyait plus qu'elle, envahis par la musique que son corps enflammait.

Durant toute la soirée, il ne vécut que pour la voir danser. Il l'observait dans chaque mouvement, chaque pas. Et, dès qu'il ne portait plus son regard sur elle, la musique s'accélérait et ses chaussures frappaient plus fort le sol, comme pour le rappeler à elle. Et il revenait toujours.

Le jeune homme demeura assis là, durant toute la soirée, même bien après que ses amis soient partis retrouver leurs compagnes. Et il ne la vit pas simplement danser, il la vit simplement, juste elle. Surpris, il découvrit que les traits de cette femme lui étaient en quelque sorte familiers. Il ne l'avait vu que bien tard mais il la connaissait.

Elle qui d'ordinaire est discrète, silencieuse et seule, dans un travail où personne ne la remarquait, sans son travail. Alors qu'il n'avait jamais vu cette femme autrement, il voyait à présent sa tristesse dans ce regard dénudé d'expression, las, blasé; sa détresse sur un visage où les larmes durent creuser leur sillage sur ses joues; et sa révolte. Révoltée d'être ce qu'elle était et, à chaque talon au sol, à chaque mouvements effrénés, elle ne s'avouait pas vaincue. Une parcelle d'espoir demeurait en elle et il ne demandait qu'à lui prouver qu'elle avait raison d'espérer.

La jeune homme revint la voir danser et ses sentiments ne s'en retournaient toujours pas d'où ils venaient. Ainsi, un soir, il l'aborda, lui en faisant part par quelques mots. Malheureusement, la jeune femme refusa de croire en sa sincérité et le pria de ne plus l'importuner. Le jeune homme se retira.

Cela dit, il ne pouvait se résigner à l'abandon. Ainsi, il retourna voir la jeune femme après un de ses spectacles et la pria de l'écouter une dernière fois. Sa plus belle poésie lui fut adressé. Il lui offrit son coeur, voulant lui offrir le bonheur qu'elle n'a pas pu avoir. Et, avant qu'elle ne l'interrompe, la jeune homme lui dit ce qu'il percevait en la voyant danser. Son expression passa de la lassitude à l'étonnement le plus sincère. Les mots du jeune homme l'avaient touché. "Danse avec moi" lui dit-elle.

Surpris, il ne sut que faire, que dire, hésitant. Mais finalement, il se lança et dansa avec la jeune femme. Au fil des pas, lui prit confiance et elle se laissa emporter pas son cavalier. Ils se regardèrent dans les yeux et tournoyèrent encore et encore, le monde autour d'eux disparaissant.

Le jeune homme souriait tel un ange. Et la jeune femme, dès cet instant, ne vit plus qu'elle dans ses yeux rêveurs. Plus jamais ils ne furent seuls, ensemble à jamais...

13:49 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/09/2005

Changement

Instants de renaissance
Renaissance éphémère
Ephémère est ce lieu
Lieu d'espérance

15:30 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |