29/08/2005

Echappée d'ici et retour là-bas

Hier soir, en cette douce fin d’été, je suis sortie à la nuit tombée. J’ai levé les yeux vers le ciel et je me suis retrouvée parmi les étoiles, certaines éclatantes, d’autres groupées en amas. Spectacle magnifique, ce fut à la fois une découverte et un souvenir. Et il me rappela également ma nostalgie des hauteurs de ce monde, et cette douce mélancolie qui naît de leur lente disparition. Alors je rêve, la tête dans les étoiles.

Je rêve de voir toutes les étoiles que les luminaires aveuglants cachent. J’aimerais m’asseoir dans l’herbe sans entendre le bruit assourdissant de ces machines ; et aussi écouter ce que murmure la nuit sans ce tumulte incessant. J’aimerais connaître le bonheur d’être en fermant les yeux et en respirant l’air pur, sans le chercher.

Et, en ce jour et en cette heure, mes pensées se tournent vers les montagnes, celle que je connais avant tout. Si seulement je pouvais lever les yeux vers le ciel et, quant je les rebaisserais, y être. Me retrouver au sommet d’une montagne loin de tout, seule, où la société ne pourrait embrumer mes réflexions. Cet endroit où je pourrais écouter mon être et m’endormir paisiblement sous la protection des astres.

J’ai connu ce lieu et je sais que j’y retournerai, un jour, bientôt. Ce n’est pas une évasion, c’est un rêve qui se réalisera. Car aussi simple soit-il, profond est ce désir.

12:41 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/08/2005

Des moments de couleurs

On passe beaucoup de temps à chercher ce qu'est le bonheur, la quiétude. Pour certaines personnes, il est rouge comme les sentiments. Pour d'autres, il est vert comme les feuilles des arbres; bleu comme le ciel avec un léger gris bleuté qu'est le vent ; ou encore jaune blé pour cet astre sans lequel nous sommes perdus.

Mais essayez de prendre une palette de peinture ainsi que tous les tubes qui vous tombent sous la main. Etallez les sentiments, les arbres, le ciel, le vent et le soleil sur la palette. Mélangez-les les uns avec les autres et, sur une feuille, créez le monde, le votre. Vous verrez des teintes que vous n'auriez jamais imaginez. Et votre bonheur fut créé. Je vous laisse trouver ce que je souhaite vous faire comprendre...

21:02 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Pressent-il ce que nous craignons?

Au hasard de mes ballades sur le net, j'ai trouvé cette image. Elle est très petite vue d'ici. Mais, si vous cliquez dessus, vous comprendrez pourquoi elle a attiré mon regard.

On pourrait croire que cette louve observe la Terre sereinement, rassurant le petit près d'elle. Ce louveteau que la vie et l'immensité du monde effraye. J'aimerais ne garder que cette pensée.

Mais je ne peux m'empêcher de croire que cette magnifique louve écoute le cri de Mère Nature. Elle qui voit ses propres créatures, ceux qui parlent, se retourner contre Elle, ne respectant ni ce qui les nourris, ni ce qui les fais vivre; ni même leurs semblables.

Cette Terre ne vit plus, elle survit, et cela depuis bien longtemps. Pourtant, le louve demeure sûre d'elle, l'oeil fixe. Je sais qu'elle n'abandonnera pas. Elle continuera à vivre sur la Terre des hommes pour réparer ce qu'ils détruisent à petit feu, la Vie.

Petit clin d'oeil à Lonewolf que j'ai découvert il y a quelques jours. Sa sagesse est plus que je ne saurais le dire.

14:05 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/08/2005

Entourés de milliards de solitudes

Beaucoup de malédictions portent les noms de Tristesse, Mélancolie, Solitude... Elles nous hantent sans cesse, nous poussant à croire que nous sommes fait pour souffrir, en silence. On regarde tout autour de nous, d'autres visages que l'on pourrait toucher mais qui sont si lointains. On murmure, on crie, on hurle pour qu'ils nous voient, nous écoutent, chacun à notre façon, en vain.

Le Bonheur... Une notion si éphémère pour nous, simples mortels, dont les âmes éternellement torturées hanteront éternellement notre être en quête de paix. Nous croyons pouvoir en parler. Hélas, la vérité est que les autres sont bien trop occupés avec leurs problèmes pour être capables d'écouter. Car pour cela, il faudrait s'oublier. On le reproche souvent à ceux dont on réclame un peu d'attention, mais c'est difficile pour tout le monde. Rares sont ceux qui y parviennent. Une quête éternelle en ce monde parfois si grand mais parfois si petit.

13:05 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/08/2005

Venue d'un songe

Extrait de "Songe, l'appel de la mer", une future nouvelle à écrire ou juste un rêve...

Comme tous les soirs d'été, il descendait sur la plage, s'échapant de sa vie en ces quelques instants. Il regardait le soleil se coucher au loin, à l'horizon. Sans même sentir ses rêves venir jusqu'à moi, je savais qu'il songeait à un autre temps, un autre espace dont lui seul possédait la clé. Ses mots restaient sellés en son âme. Mais ses yeux, si doux, en disaient bien plus que d'innombrables pages écrites.

Comme de nombreux soirs avant celui là, je le retrouvais sur le sable chaud, écoutant le bruit des ressacs sur les rochers, regardant l'astre flamboyant fondre dans l'océan. Je restait à ses côtés des heures durant sachant qu'il ne me voyait pas. Sa conscience ne pouvait percevoir ma présence et pourtant... Aussi étrange que cela pouvait paraître, j'étais convaincue qu'une partie de lui savait que j'étais près de lui. Grâce à cette seule pensée, cet espoir, je me sentais moins seule.

Des heures passèrent pendant lesquelles nous regardions vers l'océan, l'un à côté de l'autre, dans deux mondes différents, si proches en ces instants. Et lorsque le sommeil envahissait petit à petit sa conscience, je lui murmurais quelques mots. Il souriait. Les avait-il entendu?

-Quel est ton nom? demanda-t-il soudain.
-Quel nom me donnerais-tu? m'enquis-je.
-Songe.

Depuis ce jour, mon nom fut celui qu'il me donna. Et, tellement je fus heureuse en ce moment, le vent aurait pu m'emporter à jamais car il savait que j'avais existé. Rien d'autre ne comptait.

18:44 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |