23/04/2007

Réponse de Solitude


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Chère Alkiragaiia,

 


O combien de fois sommes-nous restées des heures ensemble. Je ne saurais le dire. Tout comme toi, je chérie chacun de ces moments silencieusement au fond de mon cœur. Et tu me vois infiniment heureuse de me savoir ta confidente, celle à qui tu murmures les secrets les plus reclus de ton être.
 
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Hélas, je me demande comment tu peux songer que je te trahisse et te fais sombrer dans le doute. Pourquoi m’accuses-tu de ce que je suis incapable de faire ? Pourquoi me crois-tu responsable de tes maux ? Lorsque tu as besoin de moi, je suis à tes côtés, que cela soit pour réfléchir ou rêver. Mais cela ne signifie pas que je suis maître de tes pensées. Je ne peux t’obliger à agir si tu as besoin de réfléchir. Je ne peux transformer tes doutes en certitudes, ni tes larmes en rires et encore moins tes rêves en réalité. Si c’était en mon pouvoir, je le ferais. Pardonne-moi, ce n’est pas le cas.

Quant tu ris, je ris. Si tu pleures, je pleure. Si tu ne comprends pas, moi non plus. Je ne peux t’offrir les clés du monde que je ne possède pas. Je ne suis ni une malédiction, ni une bénédiction, seulement le miroir dans lequel tu peux te regarder et savoir si ce que tu vois est ce que tu es ou veux être. Je ne suis qu’une partie de toi-même, cette petite voix qui essaye de te guider du mieux qu’elle peut, ce souffle qui fait vivre ta plume, celle avec qui tu peux contempler ce qui est cher à ton coeur. Et, si tu as besoin de moi, je serais là. Toutes les deux, nous n’avons pas peur de rire, rêver, contempler, sourire, être sans paraître. Tu le sais, n’est-ce pas ? Et, quant les songes t’emportent, je veille sur toi, protégeant ce jardin secret qu’est le tien et dont je suis la seule à posséder la clé.

Solitude

23:04 Écrit par Alkiragaiia dans Arc-en-ciel et sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30/03/2007

Chère Solitude,


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Depuis toute petite, tu m'as tenu compagnie lorsque je n'avais envie de dire mot. Ta présence m'enveloppait et je m'y sentais protégée, privilégiée même. Avec toi, j'ai pu apprendre à me connaître davantage pour découvrir peu à peu qui j'étais. Et, même si je m'éloigne de temps à autre de toi, tu me reviens toujours car j'aime me retrouver seule et partager mes pensées ainsi que mes rêves avec toi.

11041644777Mais parfois ta bienveillance n'est qu'illusoire car tu peux être aussi loyale que traîtresse. Il arrive que tu construises des mûrs autour de moi pour que je ne puisse me retenir de plonger dans ce gouffre, ce néant qui m'emporte. Je tombe et les prises ne sont pas assez solide pour me retenir. Je doute et les vérités ne se distinguent plus assez des mensonges pour que je puisse les voir.

Je me demande pourquoi tu fais ça. Pourquoi dois-je voir du noir là où je devrais voir des couleurs éclatantes ? Pourquoi n'ai-je envie de rien alors que je ne vis que pour concrétiser mes rêves ? Pourquoi ne puis-je rêver sans la sensation de ne jamais pouvoir partager mes songes ? Pourquoi restes-tu prêt de moi lorsque d'autres m'entoure ?

Tu peux être une bénédiction comme une malédiction. C'est une question d'équilibre et de connaissance de soi. La leçon est dure, l'apprentissage emplit de doutes mais il suffit de connaitre ta place et de t'y remettre.

Alkiragaiia

09:04 Écrit par Alkiragaiia dans Arc-en-ciel et sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/01/2007

Réponse de Amitié


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Chère Alkiragaiia,

Bien que ton cœur te dise le contraire, je me dois de t’avouer que nous nous sommes rencontrées maintes fois déjà. Cela peut ne pas te sembler évident mais je t’assure qu’aucune malédiction de la sorte ne te poursuit, bien au contraire ! Simplement, le chemin que tu as choisi d’emprunter t’emmène toujours au-delà de ce que tu connais. C’est pourquoi tu ne peux me donner de visage ; il changerait sans cesse.

fairyworld375Ton chemin ne s’est jamais entrelacé avec un autre, me dis-tu ? Je ne peux dire le contraire car, en réalité, il s’est entrelacé avec beaucoup d’autres. Et c’est ta richesse puisque, sans t’en rendre compte, tu me côtoies où que tu sois, tout naturellement. Tu as raison de savourer ces instants merveilleux partagés avec ceux que tu rencontres car je suis dans chaque sourire, dans chaque confidence, dans chaque geste attentionné, dans chaque mot réconfortant, etc. Peu importe que ces liens durent quelques minutes ou des années entières. Ils resteront dans ton cœur aussi longtemps que tu te souviendras d’eux. Ils font partie de toi, de ce que tu es.

J’ajouterais qu’en espérant l’impossible, tu deviendrais sourde, aveugle et déçue. Ainsi, ne me cherche pas, c’est moi qui te trouverai, au hasard de tes rencontres ou au gré de ta fantaisie. Je serais là où tu ne m’attends pas, là où tu ne me cherches pas. Je te le dis : vis, partage et sois heureuse, tout simplement, que cela soit grâce à ton sourire ou celui d’un autre.

Amitié

20:59 Écrit par Alkiragaiia dans Arc-en-ciel et sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/01/2007

Chère Amitié,


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Depuis un bon nombre d’années maintenant, j’entend les gens que je rencontre faire ton éloge et te donner mille visages attrayants. Durant ce temps, j’ai suivi la même route que certains, échangeant des morceaux de passés ou bien des pensées, sans pour autant me demander si tu étais parmi nous. J’avoue que seul m’importait la compagnie de ces personnes et non l’éphémérité de notre relation. Je savourais chaque rencontre, heureuse qu’elle soit, tout simplement. Et pourtant…

La curiosité fit que je voulais savoir, savoir si je te connaissais. Le doute me poussa au questionnement, le questionnement à une certitude : celle que jamais nous nous étions rencontrés. Et il me tardait de faire ta connaissance. Plusieurs fois j’ai cru ceci fait, mais ma déception croissait davantage chaque fois que le temps ou la distance me donnait tord. Les chemins se croisent, se touchent, se séparent mais le mien ne s’était encore jamais entrelacé avec un autre.

mangas-1142774872J’ai essayé de comprendre, de quémander de l’aide à ceux qui criaient haut et fort quel honneur c’était de te connaître. Mais personne ne daigna me répondre. Et plus je te cherchais, plus tu semblais me fuir comme si je portais en moi une malédiction.

Bien que j’ai cherché à t’approcher, à te connaître, j’ignore encore qui tu es. Mais je garde espoir en me disant que patience sera ma récompense et qu’un jour, tu seras à mes côtés. Comme d’autres avant moi, je te donne un visage. Et même si ce n’est pas celui-là que je vois lors de notre rencontre, je te reconnaîtrai. Promesse est faite.

Alkiragaiia

15:24 Écrit par Alkiragaiia dans Arc-en-ciel et sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |