14/08/2007

Partir

Il arrive certains moments où j’ai envie simplement de partir, comme ça. Peu importe l’endroit tant qu’il se trouve loin des gens, loin de tout sauf de ce qui reste vrai à tout instant. Je songe à la nature et à ces habitants, ceux qui vivent réellement alors que nous, pauvres humains, ne cessons de penser et de ressentir.

J’ai envie de prendre ma moto, mettre quelques bricoles dans un sac à dos et rouler. J’ai envie de m’enfermer et d’écrire la vie d’une autre. J’ai envie de quitter ce que je connais pour découvrir le monde.

Je songe à un endroit vaste et paisible, un endroit auquel peu de gens songent mais que j’attends, où je vais dans mes rêves. Cet endroit a plusieurs formes mais un fond unique. J’espère une terre vallonnée que je ne me lasserais pas de contempler à mon réveil, mon compagnon à quatre pattes toujours avec moi et heureux de l’être, un cheval avec lequel j’irais me perdre dans les chemins. Il ne faut pas grand-chose à mon bonheur. Juste un petit chez moi confortable et chaleureux dont le silence serait troublé que par les oiseaux, un vaste espace verdoyant à côté, de quoi lire et écrire, et un compagnon animal. Est-ce trop ? J’ose dire que non et je ne cesserais pas d’en rêver tant que ce ne sera pas réalité.

08:50 Écrit par Alkiragaiia dans Instants éphémères | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/07/2007

Sans remords et sans regrets

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       La vie nous chante bien des chansons. Quelles soient familières ou non, ses mélodies arborent les couleurs de nos humeurs mêlées à celles de notre être. On les entend, on les fredonne.

Mais ce qu’elle fait de mieux la vie, c’est de chanter ce que manque à notre cœur. Je pense à ce qui est important et à ce qui l’est moins. Je pense à ce que le cœur de chacun réclame secrètement, ce dont l’inexistence rend incomplet et, peu à peu, emplit de regrets.

Parfois, cet air s’élève jusqu’à nous rendre sourd. Il étouffe notre coeur avec des « et si » à en perdre le sommeil. Certains le laissent les consumer lentement. Moi, je m’y refuse. Ce n’est pas que je l’ignore, non. Mais on ne peut simplement pas remonter le temps comme dans films et romans. Alors je fais en sorte de ne rien avoir à regretter.

Ce que je ne peux dire, je l’écris. Ce que je le peux faire, je le rêve. Ce que je ne peux changer, je l’accepte. Le moins évident est de réussir à se pardonner ses erreurs. Et je me dis que, si on ne peut changer le passé, l’avenir, lui, n’est pas écrit.

17:47 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/07/2007

J'attends

jeune fille en noirLe soleil a disparu à l’horizon, la nuit approche. Tout devient sombre et incertain. Je n’entends plus le tic tac des aiguilles de l’horloge comme si le temps se figeait dans le silence. Et là, j’attends. Il me semble ne faire que ça, encore et toujours, attendre. Quoi ? Je l’ignore.

Une nouvelle journée s’achève et une autre est sur le point de commencer, lorsque le sommeil m’aura finalement emporté. Je pourrais l’invoquer de suite mais non. Au lieu de cela, je brise le silence de mes soupirs, priant pour un lendemain différent je ne saurais dire comment.

Dans mon refuge de mots, j’étouffe mon ennui. Ma vie est pourtant bien douce mais il y demeure comme un vide, un manque ; celui de partager un regard, un sourire, un mot tendre, un baiser. Pourquoi ? Je me le demande. Ne peut-on pas vivre sans ? Peut-être, je ne sais pas. Est-ce si important ? Il faut le croire.

Quoi qu’il en soit, j’attends. Quoi ? L’âme sœur, un ami, un bonheur, rien. Qui ? Lui, un autre, quelqu’un, personne.

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08/07/2007

La croisée des chemins

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En cet après-midi pluvieux, elle est seule et erre dans la maison sans but, soupirant dans le silence. A l’étage, ses pas feutrés l’amènent jusqu’à sa chambre qu’elle observe posément. Soudain, son regard s’arrête sur une boîte juchée au sommet d’une bibliothèque. Après un court instant de réflexion, elle s’en saisit et la pose sur la table ronde afin de l’ouvrir. Elle en sort quelques feuilles de papier griffonnées accompagnées de quelques clichés et, sans cesser de les étaler devant elle, s’assoit.

Peu à peu, la boîte se vide sur la table et elle regarde tour à tour les visages de ceux dont le chemin avait croisé le sien. Beaucoup d’entre eux ne faisaient plus partie de sa vie. Leurs routes s’étaient séparées. Peut-être est-ce pour cela que sur son visage se promène cet air nostalgique au goût amer de regret. Parfois, ce fut le hasard, parfois, simplement la vie, certains chemins n’étant fait que pour se croiser.

Elle lit les petits mots sur le papier ou derrière les photos, quelques fois des poèmes même, de sa main ou d’une autre. Par-ci, un visage la fait sourire alors qu’elle plonge dans ses souvenirs. Par-là, un autre fait naître un soupir, un sentiment d’inachevé ou de sentiment inavoué. Pleins de « j’aurais du » lui viennent à l’esprit sans pour autant changer le présent. Quant à ceux qu’elle côtoyait encore, elle savait que, bientôt, elle penserait à eux de la même manière.

Sitôt, un visage s’impose à elle, puis un autre. « Non », pense-t-elle. « Non, pas lui ». Elle se saisit de quelques photos, range les autres et empoigne son téléphone. Quelques touches, une tonalité, elle attend, anxieuse. Aujourd’hui, c’est promis, le présent ne s’enfuira pas.

18:42 Écrit par Alkiragaiia dans Instants éphémères | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/07/2007

Comme le temps

Le ciel est uniformément gris, clair mais triste. Le vent agite vivement les branches des arbres, sans cesse en mouvement. Personne n’est dehors alors que la saison devrait se prêter aux balades interminables. Non, là, tout le monde reste chez soi.

Soudain, le vent s’est dissipé. Il fait de plus en plus sombre, comme quant le soleil d’hiver nous quitte, alors que nous ne sommes qu’au milieu de la journée. Quelques gouttes d’eau tombent sur la pergola, la route prend des nuances de gris foncé. Puis un rideau de pluie se dessine sur le paysage que je regarde avec lassitude.

Enfin, encore, une acalmie, un rayon de lumière et de chaleur alors que l'on a toujours froid. Il sèche les larmes du ciel prestement pour nous faire oublier sa tristesse. Le vent le chatouille pour le faire sourire. Bien vite, il se dissipe et retrouve sa mine maussade. Le ciel est à nouveau plongé dans ses sombres pensées.

Mais... Soudain, je lève ma plume, stupéfiée. Est-ce réellement le ciel que je dépeind?

 

12:30 Écrit par Alkiragaiia dans Instants éphémères | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/07/2007

Mise à jour

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La colline au soleil couchant s'éloigne lentement.

En fait, elle est déjà loin, je ne sais plus depuis combien de temps je l'ai quitté. Le temps me joue des tours...

Nous quittons cet ailleurs pour un autre, plus sombre, plus mystérieux et peut-être plus proche de ce que l'on est, de ce que je suis. 

Je vais suivre ce chemin pour voir où il me mènera...

14:40 Écrit par Alkiragaiia dans Un petit mot | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/04/2007

Réponse de Solitude


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Chère Alkiragaiia,

 


O combien de fois sommes-nous restées des heures ensemble. Je ne saurais le dire. Tout comme toi, je chérie chacun de ces moments silencieusement au fond de mon cœur. Et tu me vois infiniment heureuse de me savoir ta confidente, celle à qui tu murmures les secrets les plus reclus de ton être.
 
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Hélas, je me demande comment tu peux songer que je te trahisse et te fais sombrer dans le doute. Pourquoi m’accuses-tu de ce que je suis incapable de faire ? Pourquoi me crois-tu responsable de tes maux ? Lorsque tu as besoin de moi, je suis à tes côtés, que cela soit pour réfléchir ou rêver. Mais cela ne signifie pas que je suis maître de tes pensées. Je ne peux t’obliger à agir si tu as besoin de réfléchir. Je ne peux transformer tes doutes en certitudes, ni tes larmes en rires et encore moins tes rêves en réalité. Si c’était en mon pouvoir, je le ferais. Pardonne-moi, ce n’est pas le cas.

Quant tu ris, je ris. Si tu pleures, je pleure. Si tu ne comprends pas, moi non plus. Je ne peux t’offrir les clés du monde que je ne possède pas. Je ne suis ni une malédiction, ni une bénédiction, seulement le miroir dans lequel tu peux te regarder et savoir si ce que tu vois est ce que tu es ou veux être. Je ne suis qu’une partie de toi-même, cette petite voix qui essaye de te guider du mieux qu’elle peut, ce souffle qui fait vivre ta plume, celle avec qui tu peux contempler ce qui est cher à ton coeur. Et, si tu as besoin de moi, je serais là. Toutes les deux, nous n’avons pas peur de rire, rêver, contempler, sourire, être sans paraître. Tu le sais, n’est-ce pas ? Et, quant les songes t’emportent, je veille sur toi, protégeant ce jardin secret qu’est le tien et dont je suis la seule à posséder la clé.

Solitude

23:04 Écrit par Alkiragaiia dans Arc-en-ciel et sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30/03/2007

Chère Solitude,


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Depuis toute petite, tu m'as tenu compagnie lorsque je n'avais envie de dire mot. Ta présence m'enveloppait et je m'y sentais protégée, privilégiée même. Avec toi, j'ai pu apprendre à me connaître davantage pour découvrir peu à peu qui j'étais. Et, même si je m'éloigne de temps à autre de toi, tu me reviens toujours car j'aime me retrouver seule et partager mes pensées ainsi que mes rêves avec toi.

11041644777Mais parfois ta bienveillance n'est qu'illusoire car tu peux être aussi loyale que traîtresse. Il arrive que tu construises des mûrs autour de moi pour que je ne puisse me retenir de plonger dans ce gouffre, ce néant qui m'emporte. Je tombe et les prises ne sont pas assez solide pour me retenir. Je doute et les vérités ne se distinguent plus assez des mensonges pour que je puisse les voir.

Je me demande pourquoi tu fais ça. Pourquoi dois-je voir du noir là où je devrais voir des couleurs éclatantes ? Pourquoi n'ai-je envie de rien alors que je ne vis que pour concrétiser mes rêves ? Pourquoi ne puis-je rêver sans la sensation de ne jamais pouvoir partager mes songes ? Pourquoi restes-tu prêt de moi lorsque d'autres m'entoure ?

Tu peux être une bénédiction comme une malédiction. C'est une question d'équilibre et de connaissance de soi. La leçon est dure, l'apprentissage emplit de doutes mais il suffit de connaitre ta place et de t'y remettre.

Alkiragaiia

09:04 Écrit par Alkiragaiia dans Arc-en-ciel et sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/03/2007

Instants éphémères

En ces instants, je pense à avec hâte à ce soir, ce week-end, à l'avenir. Que j'aimerais y être et passer outre ces moments où ce que je fait me parait futile et ennuyeux. Donc, je pense au futur en balayant le présent, rêvassant au gré de ma fantaisie. monde lunaire Mais, malgré moi me vient cette réfléxion : ainsi, je vis mon présent en attendant mon futur, sans en profiter. Or cet instant, là oui, celui là. Pouf, il n'est plus et ne sera jamais plus, jamais. Je suis sure qu'à un moment donné de ma vie, je souhaiterai me souvenir de ce qui sera devenu passé et qu'en restera-t-il? Des images issues de ma mémoire, elles-mêmes issues de mon imagination. En bref, je n'aurais pas vécu pleinement. Et le fait de savoir que chaque instant qui passe ne sera plus, j'éprouve l'envie de vivre chacun d'entre eux, peu importe qu'ils soient bons ou non car ils font ce que je serai.

14:00 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09/02/2007

Nuit mystérieuse

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Nous vivons le jour et nous dormons la nuit. Il en est ainsi depuis toujours. Certes, le sommeil est vital pour nous, mais vivre ainsi nous contraint à ne connaitre que dans la moitié d'un monde.

On trouve que la nuit est dangeureuse, sombre, cachant des choses que l'on ne préfère pas imaginer. Et pourtant, comme le jour, la nuit est toute aussi attrayante. Nous la connaissons à peine, elle et ses beautés, ses senteurs, ses mythes.

La lune cache plus de mystères que le soleil, ce qui nous effraie puisqu'on se sent perdu, désemparé, seul. Si seulement il n'y avait que ça...Nous ne visitons point ce monde, trop épuisés à penser à demain, en se souvenant d'aujourd'hui comme du passé mais sans s'occuper du présent.

Pourquoi ne pas attendre que la nuit tombe, pour se confondre avec les ombres et être, pour quelques instants, aussi mystérieux qu'elle ?

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23/01/2007

Réponse de Amitié


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Chère Alkiragaiia,

Bien que ton cœur te dise le contraire, je me dois de t’avouer que nous nous sommes rencontrées maintes fois déjà. Cela peut ne pas te sembler évident mais je t’assure qu’aucune malédiction de la sorte ne te poursuit, bien au contraire ! Simplement, le chemin que tu as choisi d’emprunter t’emmène toujours au-delà de ce que tu connais. C’est pourquoi tu ne peux me donner de visage ; il changerait sans cesse.

fairyworld375Ton chemin ne s’est jamais entrelacé avec un autre, me dis-tu ? Je ne peux dire le contraire car, en réalité, il s’est entrelacé avec beaucoup d’autres. Et c’est ta richesse puisque, sans t’en rendre compte, tu me côtoies où que tu sois, tout naturellement. Tu as raison de savourer ces instants merveilleux partagés avec ceux que tu rencontres car je suis dans chaque sourire, dans chaque confidence, dans chaque geste attentionné, dans chaque mot réconfortant, etc. Peu importe que ces liens durent quelques minutes ou des années entières. Ils resteront dans ton cœur aussi longtemps que tu te souviendras d’eux. Ils font partie de toi, de ce que tu es.

J’ajouterais qu’en espérant l’impossible, tu deviendrais sourde, aveugle et déçue. Ainsi, ne me cherche pas, c’est moi qui te trouverai, au hasard de tes rencontres ou au gré de ta fantaisie. Je serais là où tu ne m’attends pas, là où tu ne me cherches pas. Je te le dis : vis, partage et sois heureuse, tout simplement, que cela soit grâce à ton sourire ou celui d’un autre.

Amitié

20:59 Écrit par Alkiragaiia dans Arc-en-ciel et sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/01/2007

Chère Amitié,


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Depuis un bon nombre d’années maintenant, j’entend les gens que je rencontre faire ton éloge et te donner mille visages attrayants. Durant ce temps, j’ai suivi la même route que certains, échangeant des morceaux de passés ou bien des pensées, sans pour autant me demander si tu étais parmi nous. J’avoue que seul m’importait la compagnie de ces personnes et non l’éphémérité de notre relation. Je savourais chaque rencontre, heureuse qu’elle soit, tout simplement. Et pourtant…

La curiosité fit que je voulais savoir, savoir si je te connaissais. Le doute me poussa au questionnement, le questionnement à une certitude : celle que jamais nous nous étions rencontrés. Et il me tardait de faire ta connaissance. Plusieurs fois j’ai cru ceci fait, mais ma déception croissait davantage chaque fois que le temps ou la distance me donnait tord. Les chemins se croisent, se touchent, se séparent mais le mien ne s’était encore jamais entrelacé avec un autre.

mangas-1142774872J’ai essayé de comprendre, de quémander de l’aide à ceux qui criaient haut et fort quel honneur c’était de te connaître. Mais personne ne daigna me répondre. Et plus je te cherchais, plus tu semblais me fuir comme si je portais en moi une malédiction.

Bien que j’ai cherché à t’approcher, à te connaître, j’ignore encore qui tu es. Mais je garde espoir en me disant que patience sera ma récompense et qu’un jour, tu seras à mes côtés. Comme d’autres avant moi, je te donne un visage. Et même si ce n’est pas celui-là que je vois lors de notre rencontre, je te reconnaîtrai. Promesse est faite.

Alkiragaiia

15:24 Écrit par Alkiragaiia dans Arc-en-ciel et sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/01/2007

Arc-en-ciel & sentiments

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Un nouveau vent vient jusqu'à nous, celui d'Arc-en-ciel & sentiments dont les teintes presque infinies nous laissent plus vivants et uniques à chaque instant. Familiers ou de légendes, dévoilés ou mystérieux, ils sont le fruit de ce que nous sommes, et font battre nos coeurs qui sinon seraient de glace. C'est ici que je leur ferai mes confidences, en ces lettres perdues au gré de mon errance, par le vent Arc-en-ciel & sentiments.

12:56 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/12/2006

La chanson d'un ami

normal_ChroniquesduLodoss00Une rencontre, un hasard, un silence. Deux êtres côte à côte, l’un mélancolique, l’autre attentif.

« Que se passe-t-il ? » se demanda-t-il.
« Rien qui puisse intéresser ceux qui ne me connaissent pas » pensa-t-elle.
« Il est vrai que ses maux ne me regardent point ».

Il laissa échapper un sourire malgré lui.

- Les étrangers sont des amis en attente de se connaître, dit-il gentiment.

Interpellée par ces mots, elle le regarda, perplexe, avant d’acquiescer.

- C’est vrai.

Elle sourit à son tour et se tut. Il se mit alors à chantonner.

- Quelle est cette chanson ? s'enquit-elle. Je suis sûre de la connaître mais j’ai oublié les paroles.
- Je sais. C’est pour ça que je te la chante, dit-il avec un grand sourire amical.

~°°°~
"Un ami est celui qui connaît la chanson qui est dans ton cœur et qui peut te la chanter quand tu en as oublié les paroles."

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19/11/2006

Pluie d'or

Je sors et il pleut de l’or. Me baisser pour le ramasser ? Quelle idée ! Car lorsqu’il touche le sol, il disparaît comme par enchantement. Oh, mais que je suis étourdie ! Ne vous ai-je pas dit de quel or il s’agissait ? C’est celui que nous laissent les feuilles des arbres lorsqu’elles sont sur le point de tomber et lorsqu’elles s’envolent. automne2Et, dans leur voyage vers la Terre, elles laissent les rayons du soleil les traverser, virevoltant comme des paillettes dorées.

Et oui, ce sont grâce à ces feuilles aux couleurs éclatantes que l’automne nous fait chaleureusement signe. Les tons cuivre, châtaigne, jaune et rouge mêlent le ciel et la terre dans une merveilleuse pluie d’or. Je ne saurai détacher mon regard de pareille merveille, amenée malgré moi à une contemplation silencieuse. Et je regarde l'automne avec des yeux d'enfants. Et toujours je me repaisse de cette beauté comme si c'était la dernière fois. Je la laisse ainsi emplir mon coeur de lumière en attendant les premiers flocons de l'hiver.

21:22 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/11/2006

La plume et le désert

Les feuilles de parchemins sont étalées devant elle, tantôt les unes sur les autres, tantôt regroupées. Certaines sont emplies de son passé, d’autres ne demandent qu’à être écrites. Et elle passe à présent son temps à relire ces mots qu’elle coucha sur les parchemins de sa main il y a quelques temps déjà. Elle ne saurait dire combien exactement ; cette notion lui avait échappé. Cependant, par delà le temps qui s’écoule, un espoir demeure en elle : celui de remplir ces parchemins encore immaculés. Mais ses muses s’étaient trop éloignées d’elle pour que sa plume daigne griffonner quelconque pensée.

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Elle prend une de ces feuilles dans ses mains et la fixe de ses yeux tristes qui ne peuvent alors plus s’en détacher. Son histoire semble s’être figée, tout comme elle. Petit à petit, en cette feuille blanche se dessine d’amples formes d’un ton orangé où se démarque un bleu azur éclatant. Ces traits forment à présent un vaste désert aux dunes de sables si douces et si belles. Pas un nuage ne vient assombrir le ciel. Puis elle écoute le désert et, surprise, n’entent rien d’autre que le silence. C’est si tranquille que son angoisse s’évapore sous la chaleur du soleil. Il n’y a pas un cri, pas un murmure, pas même celui du vent chaud. La sérénité l’envahit et elle se laisse aller à fermer les yeux pour mieux se fondre dans sa rêverie.

Lorsqu’elle rouvre les yeux, le désert n’est plus. Alors elle prend sa plume ainsi que la feuille de parchemin qu’elle tenait dans ses mains et se met à écrire ce que ses muses lui ont montré. Celles-ci l’ont emporté plus loin qu’elle n’aurait songé et elles n’auraient pu la pousser à exprimer plus que ce qu’elle ressentait.

(Photo du site http://www.couleurs-sables.com/)

22:40 Écrit par Alkiragaiia dans Rêverie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

31/10/2006

Joyeux Halloween

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~***~

Joyeux Halloween à tous

~***~

20:32 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/10/2006

Voyage dans les mondes de la solitude

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O Voyageurs qui vous arrêtez parfois sur cette colline ensoleillée. Au cous de votre périple, vous n’avez dû voir âme qui vive en ce lieu, vous demandant s’il n’était pas abandonné. Je me dois de vous détromper et de vous raconter ce qui se passa en réalité.

Je revins plusieurs fois sur la colline de Murmures d’un ailleurs mais le soleil ne réchauffait plus mon cœur comme auparavant. Ma plume demeurait inerte. Appelée en d’autres terres, cela ne semblait plus avoir d’importance. Pourtant, il y a peu, à peine fus-je à ma place que le brouillard se leva et engloutit cette magnifique colline. Il fit nuit si vite que je m’y retrouvai seule, plongée dans un silence étrange et dans mon apathie. Je marchai sans réfléchir, perdue, lorsque j’entendis une musique s’élever. Une flûte puis une voix dessinèrent une mélodie qui m’enivra et m’emmena fouler mes propres chemins de perdition, à la croisée de ce que je suis et de mes rêves.

Intriguée, ne voulant revenir auprès des autres et de ma vie, je laissai mes pas me guider dans ces mondes, ceux créés par la solitude. Je suis partie à la découverte de ceux qui s’ouvraient à moi, comme attirée irrésistiblement, suivant les notes de musique toujours plus fortes. Si les mots ne sont pas ici pour décrire ce que j’ai croisé, ils sont ailleurs. Mon voyage n’est pas terminé et je ne demande qu’à ce qu’il se poursuive car là-bas, je peux ressentir pleinement, loin de tout et de tous.

N’ayez crainte, le soleil viendra à nouveau illuminer cette colline. On ne peut jamais partir bien loin de ce que l’on est. On s’en rapproche même souvent dans ces cas-là. On s’en rapproche tellement qu’on sait un peu plus qui on est, accomplissant notre quête éternelle : celle de se connaître.

19:56 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/09/2006

Le secret du bonheur

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Le secret du bonheur

~~~

Quelque chose à faire
Quelqu'un à aimer
Quelque chose à espérer

~~~

Emmanuel Kant

19:14 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/09/2006

La toile de vie

Ecartant les rideaux de son salon, il abaissa son regard sur la rue fréquentée. Du haut du premier étage, il regardait les gens défiler, déterminés et anonymes. Se perdant dans ses pensées, il essayait de ne pas faire attention à l’un d’entre eux en particulier, d’être un simple observateur, sans jugement. Ces gens semblaient si sûrs d’eux, comme si leur existence était simple et leur avenir limpide. S’il avait regardé chacun d’entre eux avec plus d’attention, il aurait pu se prouver le contraire. Mais il préférait croire éphémèrement en l’illusion de perfection qu’ils donnaient. Et pourtant, malgré ses efforts pour ne pas s’immiscer dans leurs pensées, il ne put rester aveugle et sourd à cette jeune fille.

Elle marchait dans la rue, tout comme les autres, le pas un peu plus actif, le menton relevé, fière. Il fit tout pour ne pas regarder en elle et se contenter de cette image d’assurance. Mais c’était comme si elle l’appelait, lui murmurait un appel au creux de son oreille. Indécis, il attendait qu’elle passe, regardant les autres distraitement, pour tenter de ne plus l’entendre. Alors la course du Temps se ralentit. Il ne put se raisonner davantage et regarda au-delà de son apparence, sa toile de vie.

C’était comme une fresque où chaque période de vie était marquée de couleurs associées. Dès qu’il regardait une personne plus d’une seconde, il voyait se dessiner cette fresque unique. Celle de la jeune fille avait toujours été colorée, plus encore avec le temps. Des taches sombres marquaient son passé parfois sans toutefois que le noir ne vienne l’envahir à aucun moment. Et là, les couleurs devenaient plus pâles pour s’alterner avec des teintes sombres. Ainsi, il put comprendre.

Même si elle marchait de façon déterminée, elle ne savait où aller. Le doute la tenaillait de toutes parts, parfois elle reculait même, effrayée. Focalisé sur elle, il ne put qu’essayer de l’apaiser, lui montrant l’infinité du monde, de ses pensées et de ses avenirs. Son pas ralentit, elle prit une grande bouffée d’air frais comme pour se ressourcer. Sa toile alors devint blanche d’un coup ; elle ne pensait à rien. Puis lui vint une pensée agréable, puis ceux qu’elle aimait, ce qu’elle voulait réaliser et enfin ce qu’elle rêvait de devenir. Il vit les couleurs de sa toile se raviver, à cet instant et dans son avenir. Elle savait quoi faire, dans quelle direction où aller à présent. Il sourit, espérant tout comme elle, et c’est alors qu’elle le vit. Leurs regards se croisèrent et se figèrent. Elle lui sourit à son tour avant de disparaître dans la foule.

13:37 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/08/2006

Ce que nous sommes



L'espoir de voir nos rêves devenir réalité nous emmène haut dans les cieux de ce que nous avons toujours été et ce que nous seront toujours, au plus profond de nous-mêmes.

18:53 Écrit par Alkiragaiia dans Réfléxion | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/07/2006

Les porteurs de rêves



L'imagination est un don.

Ceux qui le possèdent ont le pouvoir et le devoir de faire rêver les autres.

°°°°°

Aujourd'hui, je voudrais rendre hommage à ceux qui, avec de simples mots, nous font découvrir des mondes plus passionnants les uns que les autres.

Parfois, ils ne se rendent pas compte à quel point leur chance est grande. Le manque de considération (et donc de commentaires pour les blogs) peut les pousser à garder secret leur univers.

Mais je voudrais leur rappeler que, même s'ils ne le savent pas, il y aura toujours quelqu'un qui voyagera sur les flots de la liberté qu'ils offrent. Quant aux lecteurs, n'hésitez pas à laisser un petit mot ; quoi de mieux que d'écrire en sachant que d'autres attendent impatiemment la suite du récit?

Ainsi, je salue tous ceux que j'ai pu rencontrer via Murmures d'un ailleurs, ces porteurs de rêves tels Songe, Timalk-Ae, l'auteur des Chroniques crépusculaires et bien d'autres encore. Puissiez-vous nous faire rêver encore longtemps...

22:48 Écrit par Alkiragaiia dans Hommage | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

13/07/2006

Un sac à dos, juste un sac à dos

Il fait chaud. Il fait un temps mi-nuageux mi-beau. Tandis que je suis accrochée à mon clavier, les yeux rivés sur mon écran en ce début d'après-midi d'été, je ne cesse de soupirer, lasse de travailler, de voir les longues journées passer. Comme j'aimerais être dehors. Je me dis : "Bientôt, bientôt toi aussi tu seras en vacances !". Mais pourquoi attendre les vacances, ces quelques jours de liberté pour faire ce que l'on veut, subitement lâchés pour ne plus savoir quoi faire finalement. La lassitude se saisit de moi dans ses soupirs sans fin.

Dehors, j'ai envie de rester dehors, au soleil ou sous un arbre, assise à rêver ou bien me balader au gré du vent. Pourquoi pas partir ainsi, avec juste un sac à dos, y mettre seulement le nécessaire ainsi que des feuilles et un crayon. Mon compagnon à quatre pattes à mes côtés, nous marcherions des heures durant, traversant forêts et champs, jusqu'à trouver un endroit où nous reposer du voyage. Je pourrais en profiter pour libérer ma plume qui, inspirée par cette magnifique nature, pourrait créer d'autres merveilles : des histoires, des lieux, des vies...

Au fond, j'aimerais juste partir, loin de la vie de tous les jours, loin de ce que l'on cotoie sans cesse, loin des habitudes.

13:06 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/07/2006

Se perdre pour se retrouver



Ma plume rechigne à écrire, maniée par un esprit en sommeil qui n’attend que son éveil. Silencieusement, elle attend, toujours fidèle, compagne de tout temps.

La musique me berce, et j’essaye de la laisser m’attirer dans ses rêveries sans fin. J’aimerais me perdre sur une plage à la nuit tombante, une plage déserte, douce et sereine. C’est certainement pour cette raison que mes pensées s’égarent vers ces histoires mystérieuses que l'océan inspire.

Je voudrais me retrouver sur cette plage près de la falaise, regarder l’horizon et ne penser à rien. J'aimerais profiter de cette beauté et de ce calme, bercée par les ressacs effleurant mes pieds dénudés sur le sable encore chaud, sentir la brise fraîche du soir caresser mes cheveux. Que j’aimerais que le temps s’arrête en ce lieu, ce doux songe.

09:25 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/05/2006

Voyages



De nos jours, le Temps manque constamment.
On essaye toujours de le rattraper alors qu'il continue sa course indépendamment de notre volonté.
Ainsi, au gré de mon voyage qui me rammènera à mes sources, je vais suivre le Temps.
Et, en sa compagnie, je continuerai mon chemin dans une autre vie.
Cette vie n'est que la face cachée de ce que l'on appelle la réalité, à la frontière de celle-ci.

N'ayez crainte, je ne fais que m'éloigner, appelée dans un ailleurs autre que celui-ci.
Mais je ne serai jamais très loin.
Je vous laisse ce magnifique paysage que je me plais à contempler de là d'où je suis.

10:06 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

12/05/2006

Bonheur à deux



Qu’est-ce qu’être heureux avec quelqu’un ?

C’est lorsqu’on découvre ou redécouvre une parcelle de son corps ou de son être, moitié agréablement surpris, moitié convaincu de connaître son existence depuis toujours.

C’est aussi connaître l’autre et être connu intimement de lui tout en ayant toujours cette curiosité qui s’affine avec le temps.

C’est voir les portes de nos jardins secrets s’ouvrir les unes après les autres.

C’est apprendre et offrir avec plaisir. C’est parler sans un mot sans craindre de ne pas être compris.

Enfin, c’est encore et toujours se surprendre car jamais nous ne pourrons prétendre connaître quelqu’un mieux que lui-même.



11:05 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/04/2006

°~...~°


Subir sa vie à chaque instant
C’est construire des regrets toujours plus grands
Vivre sa vie à chaque moment
C’est choisir d’être soi-même pleinement




Nous détennons tous les clés de notre vie
Il ne tient qu'à nous de ne pas les laisser se perdre dans l'oubli

20:24 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23/03/2006

Le couple est comme un jardin


Le couple est comme un jardin.

Si on prend le soin de l’embellir chaque jour, avec amour et patience, il devient magnifique, si magnifique que chaque balade est un émerveillement plus grand. On se sent apaisé, en harmonie avec lui, ne désirant qu’une chose : ne jamais le quitter pour ne jamais cesser d’être surpris par sa beauté et sa simplicité.

Mais si on ne prend plus la peine de l’entretenir, de le voir s’épanouir sous notre regard bienveillant, la végétation reprend le dessus. Peu à peu, les branchages recouvrent ce qui caressait délicieusement notre regard brillant, ce dernier ne reflétant que mélancolie. On ne reconnaît plus le merveilleux jardin qu’il était, même en foulant son sol que l’on connaissait si bien. Et même si une lueur d’espoir de le voir revivre persiste, elle meure peu à peu au fil du temps. Ce jardin a perdu alors sa beauté, et nous notre émerveillement.

22:09 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/03/2006

Les rêves



"Il faut garder en mémoire nos rêves,
avec la rigueur du marin qui garde l'oeil rivé sur les étoiles.

Ensuite, il faut consacrer chaque heure de sa vie
à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour s'en approcher,
car rien n'est pire que la résignation"

Gilbert Sinoué

18:14 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/02/2006

Ennui



Je m’ennuie de ce silence et de cette solitude qui m’entoure
J’erre, ne sachant que faire, soupirant tant de murmures
Je me perds dans la musique pour oublier que je me sens vide et inutile
Ma voix creuse un chemin pour être entendue mieux que des paroles futiles
Mes rêves s’effacent dans ce néant que j’essaie de repousser
Je ne me sens pas à ma place et désire m’échapper.

Je m’ennuie de ces visages ternes que j’aimerais bannir
J'essaye de saisir des pensées, des envies qui ne font que me fuir
Je cherche cette fantaisie, ce grain de folie, qui d’ordinaire m’anime
Froide, insensible, l’indifférence m’entraîne inévitablement dans son abîme
Je ne désire que me fondre dans un ailleurs, dans mes écrits
Où je me sens plus vivante que dans ma propre vie.

10:06 Écrit par Alkiragaiia | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |